Le Bureau de coordination territoriale de la société civile force vive du Territoire de Mwenga a adressé un message préoccupant à l’attention de l’Administrateur du territoire, suite à la recrudescence des violences et violations des droits humains dans la zone.
Selon le communiqué, depuis le lundi de la semaine dernière, la population de Mwenga est victime de graves exactions : vols, tortures corporelles, travaux forcés assimilables à de l’esclavagisme imposés par certains militaires, ainsi que pillages de biens personnels tels que motocyclettes, téléphones portables, panneaux solaires, camions et marchandises sur la RN2.
« Chaque jour et chaque nuit, des tirs provenant de nos soldats pilleurs retentissent dans le chef-lieu du territoire. La population vit dans la peur et l’incertitude », souligne le rapport de la société civile.
Le bureau de coordination exige le retrait immédiat de tous les militaires FARDC et des Wazalendo du centre du territoire et recommande de confier la sécurité de la population aux Burundais et à la Police Nationale Congolaise (PNC). Il préconise également le déploiement des FARDC et Wazalendo uniquement sur les lignes de front, loin du centre, afin de protéger les civils.
Le communiqué rapporte que dans la nuit du 1er au 2 décembre 2025, cinq maisons ont été pillées au chef-lieu, notamment à Kabbale, Kalole (dont une appartenant à l’ancien Thomas) et Bus Awa. La société civile accuse certains soldats de ne plus respecter leurs engagements civiques et de maltraiter les civils innocents.
Samuel Lungele Itebo, président du Bureau de coordination territoriale, conclut en appelant les autorités à agir rapidement pour sécuriser les habitants de Mwenga centre.
Rédaction.
