Le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, traverse une crise majeure dans le secteur des médias, avec des conditions de travail particulièrement difficiles pour les journalistes et les radios communautaires.Plusieurs stations connaissent de graves difficultés, et certaines zones comme Kitshanga, Mweso et Pinga ne disposent actuellement d’aucune radio opérationnelle.
Certaines radios ont même été vandalisées, pillées ou détruites par des bombes, comme c’est le cas de Radio Communautaire Sake-FM et Solidarité FM à Sake.Aujourd’hui, Sake-FM fonctionne difficilement avec un personnel réduit en raison de ces conditions.

La sécurité des journalistes est également menacée : certains ont cessé leur activité à cause des intimidations. C’est le cas de Faustin Balezi, journaliste de Sake-FM, qui a subi appels menaçants et intimidations.D’autres stations ont dû fermer leurs portes faute de moyens, comme Radio RTCM à Minova.
À Minova, seules deux radios restent fonctionnelles, mais elles opèrent dans des conditions précaires.Cette situation illustre les défis sécuritaires, financiers et matériels auxquels sont confrontés les médias locaux, fragilisant l’accès à l’information pour les populations de Masisi.
Depuis Sake, Ismael Matungulu Radio Sake-FM pour LeMondeNews.net
