Dans la cité de Sake, au sein de la zone de santé de Kirotshe en groupement Kamuronza (territoire de Masisi), les populations récemment retournées font face à un risque accru de maladies hydriques et de maladies liées au manque d’hygiène des mains. En cause : l’absence de kits de lavage des mains dans plusieurs structures sanitaires et ménages du milieu.
Selon les professionnels de santé rencontrés, la situation est d’autant plus préoccupante que ces communautés affrontent également une crise économique sévère, rendant difficile l’accès à l’eau potable et aux outils d’hygiène.
Madame Namwambala Malisi Jolie, professionnelle de santé au dispensaire UPOLE, explique que le lavage des mains n’y est plus pratiqué correctement depuis que les kits ont été volés lors de la destruction de la structure pendant la guerre de 2024.

Elle révèle que des cas de choléra, diarrhée, malaria et rougeole sont actuellement enregistrés. Elle lance un appel pressant aux autorités, partenaires et organisations humanitaires pour une assistance urgente.
De son côté, Hussein Sefu, responsable d’hygiène au centre de santé Sake Afia, indique que malgré les efforts internes pour maintenir l’hygiène, le manque de kits de lavage des mains demeure un défi majeur. Il appelle les partenaires, notamment MSF et d’autres acteurs du WASH, à renforcer leur appui pour prévenir les maladies hydriques dans la région.
Plusieurs patients rencontrés dans les structures sanitaires affirment être conscients des risques liés aux maladies des mains sales. Ils affirment se laver les mains à l’entrée, à la sortie et respecter les cinq moments de lavage des mains, comme l’explique une mère venue consulter pour son enfant.
Par ailleurs, de nombreux habitants retournés rapportent avoir trouvé leurs toilettes détruites et plusieurs maisons endommagées, ce qui aggrave davantage les conditions d’hygiène. Ils lancent un appel à une assistance humanitaire urgente.
Depuis la radio communautaire Sake FM,Ismaël Matungulu pour Le Monde News.
