Fondatrice de Women’s Refugee Care (WRC), Aline Binyungu Shabani incarne la résilience, la compassion et la solidarité. Ancienne réfugiée originaire de la République démocratique du Congo, elle a su transformer les blessures de son passé en une force dédiée aux autres. Installée aujourd’hui aux États-Unis, elle consacre sa vie à soutenir les familles réfugiées, principalement issues d’Afrique de l’Est, mais aussi d’autres régions du monde.
Aux côtés de son époux Clément Shabani, elle a bâti une organisation engagée dans l’autonomisation des femmes et des filles déracinées.Née à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, Aline Binyungu, teint chocolaté, taille élancée et voix douce , est la fille de M. Binyungu Kahunga Venance et de Mme Maia M’Rukera.

Cadette d’une famille nombreuse, elle a grandi dans une société où les filles étaient souvent marginalisées. Très tôt, elle s’est donné pour mission de prouver que les femmes pouvaient réaliser autant que les hommes. Soutenue par un père fonctionnaire de l’État, elle a poursuivi des études en développement rural à l’ISDR/Bukavu, avant de s’engager dans des projets communautaires.

Aux côtés de ses camarades, Aline collabore avec Caritas Internationalis pour venir en aide aux familles vulnérables. Cette expérience humanitaire marque un tournant dans sa vie : elle choisit de consacrer son énergie à redonner espoir et dignité à ceux que la société oublie.Après ses études, elle cofonde avec son mari une ONG locale dédiée à la promotion de l’éducation des filles et à la lutte contre les inégalités sociales.
Ensemble, ils sillonnent les villages de l’Est du Congo pour sensibiliser les communautés et promouvoir l’émancipation féminine. Grâce à leurs initiatives, des centaines de filles reprennent le chemin de l’école, tandis que de nombreuses femmes accèdent à une indépendance économique grâce à des projets agricoles et d’élevage.Mais la guerre viendra briser ce rêve. Contrainte à l’exil, Aline trouve refuge aux États-Unis, où elle choisit de recommencer autrement.
C’est là qu’elle fonde Women’s Refugee Care, une structure qui accompagne les réfugiés dans leur intégration sociale : accès à l’éducation, à l’emploi, aux soins et à la formation. Malgré les défis de la langue et de l’adaptation, elle bâtit un réseau solide de solidarité qui transforme des vies.Pour Aline, l’humanitaire n’est pas un métier, mais un appel.

Elle croit fermement au rôle moteur de la femme dans la transformation du monde :> « La femme est la flamme dont l’humanité a besoin pour briller », aime-t-elle répéter.Convaincue que le potentiel féminin reste encore sous-exploité, elle plaide pour un engagement accru des femmes dans les sphères sociales, culturelles et politiques.> « C’est le siècle des femmes. L’impact féminin manque à l’humanité.
Impliquons-nous, engageons-nous ! »Avec passion et détermination, Aline Binyungu Shabani trace un chemin d’inspiration, rappelant que la véritable grandeur réside dans le service rendu à l’humanité. Son rêve : motiver les jeunes à bâtir un monde de paix, d’amour et de dignité.
La Rédaction
