Du 19 au 23 décembre, la province du Kasaï a accueilli une mission de mobilisation conduite par le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté autour du Projet d’Appropriation et d’Autonomisation des Filles (PAAF) et du Projet d’Amélioration de la Qualité de l’Enseignement Primaire (PEQIP).
De Mweka à Tshikapa, autorités scolaires et acteurs communautaires ont été sensibilisés à l’importance de l’appropriation locale de ces projets soutenus par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation.Mweka, point de départ d’un dialogue communautaireLa mission a débuté à Mweka, dans la province éducationnelle Kasaï 2, du 19 au 20 décembre.

Durant ces deux journées, autorités scolaires, représentants des parents d’élèves, responsables des écoles conventionnées et organisations de la société civile ont pris part à des ateliers d’échanges axés sur la compréhension et l’appropriation des projets PAAF et PEQIP.
Ces travaux ont permis de jeter les bases d’un dialogue de proximité entre les équipes des projets et les communautés bénéficiaires.Tshikapa : l’engagement des autorités provincialesDu 22 au 23 décembre, la mission s’est poursuivie à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre provincial de l’Éducation nationale, Gérard Mundeke Kavudisa, illustrant l’engagement des autorités provinciales en faveur de la réussite de ces initiatives éducatives.

Dans son allocution, le ministre a insisté sur la nécessité d’une implication collective pour garantir une éducation de qualité, inclusive et équitable, avec une attention particulière portée à la promotion et à la protection de la jeune fille.
Informer, sensibiliser et responsabiliserAu cours des différentes sessions, les experts ont présenté les objectifs, les composantes et les activités prévues dans le cadre du PAAF et du PEQIP.
Les échanges interactifs ont permis aux participants d’exprimer leurs attentes, leurs préoccupations et de formuler des recommandations en vue d’une mise en œuvre efficace et transparente des projets.
Un accent particulier a été mis sur la prévention et la gestion des risques environnementaux et sociaux, notamment les violences basées sur le genre, l’exploitation et les abus sexuels.
Les participants ont également été informés de l’existence du Mécanisme de Gestion des Plaintes, avec la diffusion du numéro vert 178.Une mobilisation en cascade vers les écolesLa stratégie adoptée repose sur la diffusion de l’information en cascade.
À l’issue des ateliers, les autorités éducatives, les associations de parents d’élèves et les responsables scolaires se sont engagés à relayer les messages clés auprès des écoles, des familles et des communautés. Des points focaux ont été désignés afin d’assurer le suivi des activités, la communication continue et la remontée des préoccupations du terrain vers les équipes des projets.
Un tournant pour l’éducation au KasaïDe Mweka à Tshikapa, cette mission de mobilisation marque une étape décisive dans la mise en œuvre du PAAF et du PEQIP.
En misant sur l’appropriation locale et la participation communautaire, le ministère de l’Éducation nationale et ses partenaires posent les bases d’une réforme éducative durable, au bénéfice des enfants du Kasaï, en particulier des filles.
Felly Ephraïm Lukodi
