Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, l’organisation Women for Equal Chances Congo (WEC-CONGO asbl) a organisé, ce vendredi 05 décembre, une séance de sensibilisation à l’Institut LUVUMIRE, axée sur la lutte contre les violences numériques visant les filles et les garçons.L’activité, tenue sous le thème : « Prévenir aujourd’hui, protéger demain : Agissons contre les violences numériques envers les filles et les femmes », a rassemblé des centaines d’élèves, filles et garçons, venus s’informer sur les dangers liés aux abus en ligne.
La violence numérique, un fléau qui détruit des vies , Selon Madame Jolie Wamushaho, experte en sensibilisation au sein de WEC-CONGO, la violence numérique désigne « toute forme de violence, de menace ou d’abus se produisant via les outils technologiques ».

Elle a expliqué aux élèves que ces violences peuvent détruire la réputation, la sécurité, l’estime de soi, voire entraîner de graves conséquences psychologiques.
De son côté, M. Bertin Cituli, officier environnement au sein de l’organisation, a rappelé que cette campagne s’inscrit pleinement dans la lutte contre les violences numériques.
Il a souligné que beaucoup de filles et femmes, en particulier à l’Est de la RDC, ignorent encore l’existence de ce type de violence, malgré son expansion dans le monde connecté.Informer pour prévenir : Diffusion non consentie d’images intimes,Isurpation d’identité et stalking numérique.
Face aux élèves, les animateurs ont présenté plusieurs formes de violences numériques, notamment :l’harcèlement en ligne,l’envoi de messages violents ou humiliants,la diffusion de rumeurs,les menaces sur les réseaux sociaux.Ils ont insisté sur les risques psychologiques et la nécessité d’une utilisation responsable des téléphones intelligents et d’Internet.

Une sensibilisation saluée par les autorités scolairesLe préfet des études, M. Kisangani Juakali, a remercié WEC-CONGO pour cette première activité dans son établissement.
Il estime que cette formation constitue « une grande avancée dans la prise de conscience des élèves » face aux dérives numériques.Les élèves prêts à relayer le messageTrès réceptifs, plusieurs élèves ont exprimé leur satisfaction.

Baraka Mumba Promesse, l’un d’eux, a reconnu que les violences numériques sont réelles mais souvent méconnues, alors qu’elles affectent la vie et le développement scolaire de nombreux jeunes.Il a promis, au nom des autres élèves, de relayer le message au sein de la communauté et auprès de leurs camarades.
Ismaël Matungulu, depuis Radio Sake FM, pour Le Monde News.
