À Faradje, dans la province du Haut-Uele, la vie devient de plus en plus chère. Les prix des produits de première nécessité connaissent une hausse vertigineuse, alimentée par la dégradation avancée des routes, qui complique l’acheminement des marchandises vers les marchés locaux.Contacté par lemondenews.net, Jean-Claude Malitano, coordonnateur territorial de la Société civile Forces vives de Faradje, alerte sur une situation devenue « alarmante ».>
« Une bouteille de bière qui coûtait 3.000 francs congolais se vend aujourd’hui à 7.000 FC. Un bidon d’huile de palme est passé de 30.000 à 70.000 FC, et une simple barre de savon coûte désormais 5.000 FC contre 2.500 FC auparavant », a-t-il déploré.
Cette flambée des prix pèse lourdement sur les ménages, dont le pouvoir d’achat est déjà affaibli. Pour la société civile, la solution passe par la réhabilitation urgente des routes de desserte agricole, mais aussi du pont Nzoro, situé sur la RN26, un axe vital pour le commerce local.
Le trafic sur la rivière Nzoro, actuellement assuré par un système de bac jugé lent et peu fiable, ne parvient plus à répondre aux besoins de la population.> « Ce système est devenu toute une liturgie.
Le remplacement des agents qui y opèrent est aujourd’hui obligatoire », a insisté Jean-Claude Malitano.Il sied de signaler que Faradje s’approvisionne en produits manufacturés auprès de l’Ouganda et du Soudan du Sud, d’où la dépendance de son économie à la qualité des infrastructures routières.
Depuis Faradje : Benjamin Vita pour lemondenews.net
