La deuxième conférence sur les mines, l’énergie et les infrastructures a été inaugurée ce lundi 3 novembre 2025 à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, dans l’amphithéâtre Mussa Kabwankubi de l’Université de Kindu.Cet événement majeur est placé sous le haut patronage du Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et s’inscrit dans la continuité des efforts amorcés lors de la première conférence tenue en octobre 2024.
L’événement a vu la participation de plusieurs personnalités nationales, dont les ministres nationaux : le ministre d’État et ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des Petites et Moyennes Entreprises, Justin Kalumba Mwanangogo, ainsi que le ministre des Infrastructures et Travaux publics.
Dans son discours d’ouverture, le gouverneur de la province du Maniema, Mussa Kabwankubi Moïse, a souligné que la province regorge d’immenses richesses naturelles, notamment de l’or, du diamant et du coltan.
Cependant, il a rappelé que malgré ce potentiel, la province reste confrontée à de nombreux défis, tels que l’enclavement, des infrastructures délabrées, un faible accès à l’électricité et aux services sociaux de base, ainsi qu’une exploitation minière largement artisanale.
Avec plus de 70% de son économie centrée sur les mines, le Maniema aspire à transformer cette richesse naturelle en un véritable levier pour le développement durable. C’est dans cette optique qu’a été initiée cette conférence, véritable plateforme de dialogue entre les autorités nationales et provinciales, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et la société civile.
Les objectifs de cette conférence sont multiples : évaluer la mise en œuvre des 57 recommandations issues de la première conférence, qui couvrent les secteurs des mines, de l’énergie, des hydrocarbures et des infrastructures ; identifier les défis persistants et proposer des solutions concrètes et coordonnées ; transformer certaines recommandations en projets générateurs d’emplois et de revenus ; attirer de nouveaux financements et investissements directs dans les secteurs ciblés ; et enfin, élaborer une feuille de route stratégique fondée sur des diagnostics sectoriels actualisés.
À l’issue de ces travaux, les 300 participants devront notamment mesurer les progrès réalisés depuis la première conférence, proposer des engagements concrets pour lever les obstacles persistants, présenter les projets structurants prêts à être financés, adopter une stratégie de mobilisation des ressources d’investissement et finaliser une feuille de route opérationnelle pour la transformation du Maniema.
AMURI GUSTAVE
