L’organisation Fratshik ASBL tire la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sécuritaire à la frontière entre Kamako et l’Angola, où les refoulements de Congolais exposent la zone à des risques d’infiltration.
Selon son président du conseil d’administration, Trésor Ngandoko Muayila, la frontière manque cruellement de policiers spécialisés et les FARDC brillent par leur absence, suite à une directive interdisant aux militaires de s’approcher à moins de 25 kilomètres de la ligne frontalière sans justification.
Face à cette situation préoccupante, Fratshik ASBL exhorte le gouvernement provincial du Kasaï, en particulier le ministre de l’Intérieur, à descendre sur le terrain pour évaluer la situation et prendre des mesures urgentes afin d’assurer la sécurité des habitants et des refoulés en provenance d’Angola.
« Le ministre de l’Intérieur doit quitter le confort de son bureau à Tshikapa et descendre à Kamako pour constater la réalité. La sécurité des citoyens ne peut être assurée à distance », a martelé Trésor Ngandoko Muayila, PCA de Fratshik ASBL.
Felly Ephraïm Lukodi
